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1. Incidence de l'entraînement sur les organes

Mis à jour : 2 juin 2019

Le développement complet des facultés physiques par les grands actes naturels de marche, course, saut... conditionne le développement des organes ou parties du corps qui contribuent à produire ces qualités.

Cœur et poumons :

Le déplacement sous toutes ses formes développe les organes cardio-pulmonaires. La marche de longue durée va développer l'amplitude cardiaque et améliorer la vascularisation alors qu'un effort de demi-fond va avoir tendance à améliorer la puissance de contraction cardiaque et l'efficacité des processus pulmonaires d'échanges gazeux. L'ensemble de la leçon Méthode Naturelle tend également au développement cardio-vasculaire et cardio-pulmonaire.

Squelette et musculature :

Les exercices de grimper et de lever favorisent le développement musculaire alors que la lutte et la natation vont avoir à la fois d'importants effets cardio-pulmonaires et musculaires. Le fait de travailler « naturellement » en accordant la prédominance aux exercices de déplacement tout en réalisant des exercices nécessitant de la force musculaire, permet à l'ossature des enfants d'atteindre son plein développement. Ce développement se caractérise par un accroissement des os en longueur ayant une incidence sur la taille.

Colonne vertébrale :

Les exercices de locomotion secondaire tendent à redresser et à assurer la tenue musculaire de la colonne vertébrale ; les suspensions et les translations à une barre tendent à agrandir la cage thoracique ; le grimper fortifie l'attache de l'épaule ; le saut, les attaches des membres inférieurs du bassin ; la lutte, les attaches de la tête et du tronc (cou). Le grimper développe principalement la musculature abdominale et dorsale. Le lever et la lutte également avec en plus le développement lombaire. Enfin les efforts de toute sorte en tirer, pousser assurent le développement des membres et la solidité des articulations.

Système nerveux :

Tous les exercices nécessitant des coordinations motrices naturelles contribuent au développement du système nerveux. L'effet des exercices et des perceptions se jouent prioritairement au niveau du premier cerveau (reptilien ou cerveau instinctif), lui même régulateur du thymus, de l'hypophyse, de l'hypothalamus, et assure l'équilibre nerveux et humoral de l'organisme. C'est aussi le cerveau qui active les fonctions de survie et qui va stimuler le deuxième cerveau (néo-mammifère) et le premier cerveau, celui de l'avenir (mammifère) et donc une meilleure adaptation au milieu. C'est un peu comme si les exercices naturels venaient reproduire le développement phylogénétique et ontogénétique pour permettre à l'ensemble des organes d'accomplir leur fonction. Ils permettent la connexion entre les organes des sens et l'intelligence profonde qui se cache en tout être.

Homéostasie :

L'entraînement naturel complet subordonne les organes à leur fin, réordonne et stimule harmonieusement les fonctions sensorielles. Par exemple, on sait que le stress engendre l'activation du système nerveux parasympathique, provoquant chez l'être humain entre autres une vasodilatation de la pupille pour lui permettre de voir au loin et de focaliser son attention, une vasodilatation des bronchioles pulmonaires pour améliorer les échanges gazeux, une augmentation de la fréquence cardiaque pour amener l'oxygène et l'énergie aux organes. Ces réactions en chaîne vont lui permettre de s'adapter à l'environnement dans lequel il est prévu pour vivre : le milieu naturel, souvent dans de grands espaces où le risque est important (la forêt, les animaux sauvages, la chasse, ...). Ces adaptations aident l’être humain à faire face à l’imprévu en favorisant les réactions nécessaires pour affronter une situation jugée dangereuse.

La question du stress :



« Pour un mammifère normal, le stress, c’est trois minutes de terreur dans la savane », résume le professeur Sapolsky, professeur de biologie et de neurologie à l‘université de Stanford, in Why Zebras don’t Get Ulcers. Henry Holt and Company, 2004. « Après, soit il s’en sort, soit il est mort. Mais dans les deux cas, le stress est redescendu à zéro. Chez nous, ces phases durent beaucoup plus longtemps. La nature n’avait sans doute pas prévu un tel allongement. »

Pour Camille Lefrançois, docteur en psychologie cognitive à l’Institut de Médecine Environnementale, dans L’intelligence du stress, Mieux vivre avec les neuro-sciences, il faut faire la distinction entre les deux principaux types de stress : « l’aigu » et le « chronique ». Le premier nous aide à faire face à l’imprévu en stimulant la sécrétion d’hormones nécessaires pour gérer une situation dangereuse comme nous l’avons vu plus haut. Le cœur bat plus vite, le système respiratoire s’accélère, la vigilance s’accroît. Il joue un rôle utile s’il s’agit de courir ou de se battre. En revanche on doit veiller à ce qu’il ne dure pas trop longtemps sinon il finit par épuiser littéralement l’organisme et favorise l’apparition de toutes sortes de maladies, notamment sur le plan cardio-vasculaire.

Que devient ce stress, favorisant l’adaptation, au combat, à la chasse ou à la fuite dans un contexte de proximité, en position assise, le plus souvent face à un écran et parfois sans possibilité de fuite. L'image de la cocotte-minute symbolise très bien ce que l'activation parasympathique peut générer à l'intérieur d'un corps statique dans cet environnement.

Or la plupart de nos contemporains vivent le stress au travail, dans un rapport de proximité, dans une position statique, souvent dans un espace confiné et sur-stimulé sur le plan visuel et auditif. On peut aisément se rendre compte de la suractivation provoquée par l'usage commun des écrans parfois combiné à des écouteurs du MP3 ou 4 venant sursaturer le système nerveux. Dans cette situation, c’est comme si votre organisme, votre système adaptatif était complètement bâillonné.

Par exemple le stress va générer la vasodilatation de la pupille faite pour favoriser la vue de loin alors que vous êtes en situation de proximité, et générer ou accentuer des pathologies occulaires telles que la myopie.

En résumé, ce comportement est pathogène parce qu'il génère une inhibition de l'action alors que le stress stimule l'action concrète. Pour le chercheur Henri LABORIT (1914-1995) c'est cette dernière contradiction qui constitue la source probable la plus génératrice de maladies et notamment du développement des cancers. La pratique des exercices naturels devient vitale. Permet-elle une forme de réponse pratique à l’auteur de l’Eloge de la fuite, 1976 ? La Méthode Naturelle permet au minimum de compenser les aberrations engendrées par nos modes de vie. Elle favorise probablement le recalibrage des réactions humaines dans et par l’interaction avec l’environnement naturel. Georges Hébert et de nombreux médecins y voyaient comme les anciens, une source de santé que les modes de vie actuels ne démentissent pas.

Et encore nous n'avons pas évoqué la pleine nature et ses effets combinés sur l'organisme.

1. Le grand air et la pleine nature

2. Bains naturels atmosphériques (air, pluie, soleil)

3. Bain de pleine eau.

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